mercredi 30 avril 2014

Se servir d'un logiciel documentaire pour valider une case, ou s'en servir parce qu'on va à la bibliothèque ?

J'ai réalisé hier que j'ai zappé la validation des 5e sur l’utilisation des logiciels de bibliothèque ! 

On a fait les séances, ils ont compris à quoi sert ce type de logiciel, on a utilisé e-sidoc et le logiciel de la bibliothèque, ils ont utilisé les options de recherche, et ont cherché "en vrai" des documents sur les rayons.
Mais je n'ai pas évalué ! Et donc, pas coché dans le LPC ! Et dans 2 ans, au moment de la validation du socle, devant toutes ces cases vides, qui va passer pour une doc qui ne fait pas son boulot ??

Alors vite vite, j'ai réfléchi à ce que je pourrais mettre en place de simple dès que j'aurai terminé les activités sur la compétence 2 du B2i, l'attitude responsable.

Et là, tout à coup, j'ai réalisé un truc ! Que je réalise tous les ans à la même période, c'est mon marronnier à moi. A quoi cela sert d'évaluer en 5e, si dans 2 ans ils ont tout oublié ? Mais je ne peux pas valider en 3e, puisque je n'ai plus les élèves ! ARGH !!!

Soyons réalistes, dans deux ans, 95% des élèves de 5e n'auront pas remis le nez dans le logiciel, et auront donc tout oublié. Le logiciel aura peut-être d'ailleurs changé. Ou alors ils auront déménagé, et ce sera un autre logiciel documentaire scolaire, et un autre logiciel de bibliothèque. Et puis de toute façon, ils n'y vont pas, à la bibliothèque ! Alors à quoi ça sert que je passe des heures sur le logiciel ? Est-ce que ce ne serait pas une sorte de marotte purement scolaire, un peu comme si on s'acharnait à valider en fin de collège "je sais me servir d'un bec bunzène"...
Bibli, donc logiciel, OU logiciel sans bibli ?

Finalement, qu'est-ce qui est le plus important ? 
- Valider gentiment la compétence "je sais utiliser un logiciel de bibliothèque", en passant encore deux heures dessus pour le valider, sans aucune assurance que ça tienne deux ans, ni que ça leur serve à quelque chose d'ici là, et au-delà ?
- Ou faire en sorte de baisser ce chiffre de 95% ?

Faisons en sorte que les élèves aient ENVIE d'aller à la bibliothèque, et BESOIN d’utiliser e-sidoc. Bien motivés, ils finiront bien par se souvenir comment interroger la base, ou alors ils demanderont à la dame de l'accueil !! Y'a pas de drame !

C'est donc parti pour la visite de la bibliothèque en 5e, avec découverte de ses ressources (y compris DVD, CD, jeux vidéo et magazines...). C'est mon deuxième marronnier... Tous les ans, je pleurniche que je n'ai encore pas emmené le élèves à la bibli ! Et bien ce temps est révolu ! Je prends le taureau par les cornes, maintenant que j'ai compris que c'est plus fondamental que de leur remettre le nez dans e-sidoc.

C’est bien-sûr totalement irréaliste si j'y vais avec tout le monde en demi-groupes (12 groupes). Je vais donc cibler les besoins. Les indécrottables, qui n'y vont que pour faire pipi (cf un article précédent) peuvent se brosser la crête... Idem pour ceux qui y vont toutes les semaines en famille. J'chuis pas super-women ! Je vais donc faire un super casting pour viser l'efficacité, ne pas m'épuiser, et ne pas griller mes cartouches à la médiathèque en emmenant des zébulons qui courraient partout. Parce que évidemment, on ne va pas faire une visite plan-plan, je prévoie un petit rallye par équipe, avec des questions à chaque étage (il y en a 5 !) et un score par équipe. Il faut que le souvenir soit plaisant !

Affiche
Logo de l'association éponyme

Au CDI,  je vais prévoir un mini-questionnaire d'évaluation (et hop, dans LPC) avec quelques questions simples dans e-sidoc, dans le logiciel de la bibli, et dans un autre site de bibliothèque (celle de leurs grands-parents, par exemple). Il faut surtout qu'ils comprennent le principe d'un site de bibliothèque : des infos et le catalogue en ligne, pour chercher, réserver, prolonger.

Ajouté à l'envie d'y aller, on devrait tenir le bon bout.

Et c'est parti aussi pour que e-sidoc devienne un incontournable : toutes les sélections de sites (orientation, HIDA, révision brevet), toutes les bibliographies conseillées ou imposées par les profs, toutes les vidéos sympas à revoir, tous les sites conseillés pour la maison (utiliser Internet et son ordinateur au mieux), doivent y être. J'ai bien fait de supprimer le portail netvibes. Et je vais peut-être supprimer aussi pinterest, utilisé en club, au profit d'un onglet supplémentaire dans e-sidoc.

Et tant pis si je coche davantage "ils ont appris et compris sur le coup" que "ils ont retenu et compris durablement". Le durable ne passe sans doute pas par la répétition des mêmes exercices sortis du contexte de la vraie vie, mais par la variété et les vraies mises en situation. 

Tous à la bibli !

mercredi 16 avril 2014

Les Misérables et l'HIDA

La collègue avec laquelle j'ai fait le travail de lecture sur place en 3e la semaine dernière fait lire Les Misérables à ses 4e. Elle voulait leur faire faire un exposé sur l'oeuvre, l'auteur.
Etant donné la difficulté de l'oeuvre, et sachant ce que les élèves avaient fait l'an dernier avec moi, j'ai proposé qu'on choisisse un thème qui les aide à rentrer dans l'histoire.

Sur le modèle du projet "Monstres dans l'Art" fait l'an dernier, nous leur avons fait chercher des œuvres d'art présentant les personnages emblématiques du roman : Cosette, Gavroche, Jean Valjean... Ainsi, ils pouvaient voir de leurs yeux à quel point cette oeuvre a inspiré les artistes, même récemment, et à quel point donc il est important de la connaitre !

A partir de Google-image, chacun a choisit une œuvre, et surtout, a vérifié qu'il pouvait trouver suffisamment d'informations dessus. C'est très difficile pour les élèves de ne pas s’arrêter sur la 1ère image, mais de vérifier sur plusieurs sites si on trouve suffisamment d'informations. Ensuite, ils ont rédigé un A4 avec l’œuvre choisie, la carte d'identité de l’œuvre, et la présentation du personnage du roman, si possible intéressante et personnelle.

Voici quelques exemples de réalisations, après deux heures de travail, explications comprises :
Travail d'élèveTravail d'élèveTravail d'élèveTravail d'élèveTravail d'élève

Document personnel
Nous avons rédigé une grille d’évaluation sur 20 points. Pendant leurs vacances, ils devront continuer (ou commencer pour certains...) la lecture du roman, avec, espérons-le, un peu plus de volonté de découvrir le personnage...
Et à leur retour, ils auront encore une heure pour améliorer leur travail, corriger les erreurs de français, ou le contenu, et rajouter du tee plus personnel. Ainsi, ils pourront espérer se rapprocher du 20.

Certains élèves les ont déjà, d'autres sont à zéro... Les élèves qui ont déjà 20 feront la couverture et les pages pour présenter les personnages, et nous pourrons ensuite "mouliner" le livre dans youblisher, pour le publier sur le site du collège. Il sera aussi imprimé en couleur et mis dans la salle de classe, au CDI, et en salle des profs (pour donner des idées...).

vendredi 11 avril 2014

2nde guerre mondiale en 3e : une micro-activité de lecture sur place

Nous avons imaginé avec une collègue de lettres une séance d'une heure de lecture sur place, pour accompagner l'étude d'une oeuvre intégrale, L'ami retrouvé.

La classe a un très faible niveau, les élèves ne sont pas des lecteurs habituels.

Nous avons fait trois ateliers : livres documentaires, BD-mangas-albums, et nouvelles-lettres-poèmes.
Les élèves ont tourné sur les trois ateliers (toutes les 10 minutes, "on tourne !"), et devaient sur les 7 dernières minutes rédiger une petite phrase sur le document qu'ils avaient le plus apprécié, en le citant le plus précisément possible, et en expliquant leur choix.

Travail d'élèveLes élèves qui ont réussi à citer leur document auront un vert dans le LPC (je sais citer un document). Ceux qui ont écrit un texte suffisamment intéressant, preuve de leur investissement dans l'activité, se verront attribuer un bonus de 1 ou 2 points à l'évaluation passée lundi sur le roman.

Le lendemain, les élèves ont dit à leur prof de français que "finalement", ils avaient apprécié. A l'idée de venir lire 1h au CDI, certains étaient plus que réticents, et n'avaient qu'une peur, qu'on leur fasse emprunter le livre commencé... Et bien ils ont trouvé ça trop court, et redemandent une 2e heure.
De quoi passer un bon week-end !

Travail d'élève
Travail d'élèveTravail d'élève

jeudi 27 mars 2014

Un espace d'affichage pour chaque type de document

Bon, c'est un fait, les élèves sont de plus en plus perdus avec le vocabulaire : BD, album, livre, périodique, fiction, documentaire... (de plus en plus ? ou autant, mais ça m'énerve davantage à mesure que je vieillis ??). Je trouve qu'ils ne regardent pas les affiches, et ont toujours l'air de tomber des nues quand on leur parle d'un club ou d'un projet. Sans parler des "Ah bon, faut pas être au FSE pour venir au CDI ?" Misère !!!

Mais avouons aussi que je ne leur facilite pas les choses : 
- un panneau avec la nouvelle sélection BD ? à l'entrée, devant les contes
- les affiches Mangamado ? à côté des romans
- des activités du midi parfois "club" parfois en libre accès
- les nouveaux mangas ? dans une caisse sur un bout d'étagère libre
- les exposés des 5e ? sur une table où il restait 2 cm²...

Alors l'idée du mois, c'était d'aménager un vrai espace dédié d'information à côté de chaque type de document : BD, manga, album, poésie, éco-délégués, exposés, club lecture...
Photos prise au CDI
Espace Manga : les mangas, et toute l'info sur les mangas
Avec à chaque fois un titre en couleur (que j'ai fait plastifier), des explications sur ce que le CDI propose (un logo) et sur ce que le FSE propose via un club (un logo). Je n'ai encore terminé toutes les affiches. 

Et obligation pour moi de ne pas mélanger : une info poésie doit être affichée au-dessus du rayon poésie, avec le logo "club-FSE" si c'est en club (réalisations des élèves, affiche avec les horaires), et le logo CDI si c'est proposé à tous (un extrait de recueil).
Photos prise au CDI
Espace BD : le prix BD derrière les BD (ça parait évident, pourtant !)
Photos prise au CDI

Effet immédiat dès la première récré : les élèves ont découvert les exposés imprimés en couleur, ils votent pour les BD de la bibliothèques, lisent les mangas en pré-sélection pour le Mangamado... 


Miracle de la signalétique, ou simple effet éphémère de la nouveauté ?

J'ai l'impression quand même que cela peut fonctionner sur le long terme. S'ils visualisent le contenu de chaque espace plus clairement, ils seront moins perdus, auront moins l’impression d'une vaste salle avec plein de trucs. Et ils iront plus volontiers et plus sûrement vers des documents mieux identifiés.
J'ai fait très attention à ne pas oublier les "grands", en leur réservant un présentoir, et en ne mettant pas de signalétique trop enfantine. Ils viennent moins souvent, c'est donc d'autant plus important qu'ils ne soient pas perdus entre deux visites, ce qui est très probablement le cas, vu ma manie de bouger les étagères à chaque baisse de motivation... 
Photos prise au CDI
Les albums
Photos prise au CDI
Apéro-lecture 4e-3e

Vous me direz, la signalétique, il y en a dans tous les CDI, et à moins d'un prof-doc très tordu, l'étiquette "roman" est à côté des romans...  Alors, les élèves, ils ont déjà des outils pour se repérer !

Oui, les étagères sont signalées (les étiquettes ne sont pas toujours jolies, ni très fraiches d'ailleurs !), mais est-ce qu'on n'a pas tendance à brouiller les pistes en rajoutant de l'info un peu partout, et notamment là où il y a de la place (affiches là où il y a des murs, livres posés sur les tables libres, grille à roulettes avec la sélection du mois ou les exposés des 4B là où ça se voit, quelques infos sous le préau entre deux affiches) ?
Et d'autant plus si on a plein de projets à proposer en même temps, et qu'en parallèle, les piles de bazar plus ou moins visibles se multiplient.

Ce matin, un élève a regardé autour de lui, et m'a dit que ça faisait supermarché : "y'a des rayons". Ben si j'arrive à mieux vendre mes livres !!

mardi 18 mars 2014

Outils visuels de gestion de groupe

Je suis tombée ce week-end sur cette présentation de 10 outils pour la gestion autonome des groupes, plutôt à destination de l'entreprise : 
http://www.lifeisaseriousgame.com/10-outils-pour-une-equipe-auto-organisee/
Beaucoup de ces outils sont facilement transférables à l'école, avec des classes ou des clubs.

J'ai immédiatement testé lundi midi avec les éco-délégués, lancés dans la création d'un clip sur les restos du coeur. Nous y sommes depuis plusieurs semaines, et je trouvais que les élèves avaient du mal à voir comment s'y prendre, et à s'organiser d'une fois sur l'autre.

J'ai utilisé une des techniques avec un paper-board, 3 colonnes et des post-it :


Résultat immédiat, les élèves étaient tous au travail très vite. La semaine prochaine, je ne serai pas obligée de refaire un point pour remettre tout le monde dans le bain, et en prime, je pourrai intégrer des nouveaux dans le groupe. Il suffira qu'ils se chargent des missions de la colonne de gauche.

Je vais continuer à fouiller cette vidéo pour trouver encore d'autres idées transférables.

samedi 15 mars 2014

Le syndrome Top chef

J'ai parfois l'impression d'être Stéphane Rotenberg, dans Top chef. 
Je sillonne le CDI d'un poste à l'autre, le bras tendu vers les groupes, et je lance des "Plus que 5 minutes !", "On cite ses sources", "Le titre, pas assez gros", "Attention, la signature, pas plus gros que le texte"... 

Des fois, j'en rajoute : "Attention, plus que 5 minutes, et une équipe sera éliminée !" Ils m'ont tous regardé d'un air bizarre, ce jour-là ! 

Il faut bien rire un peu !... 
Capture d'écran
Toi, t'as pas cité tes sources !!!


vendredi 7 mars 2014

Bref, je suis... quoi, au fait ?

Vidéo super géniale, sur le métier de bibliothécaire.
A la fin du visionnage, un doute m'a assaillie !! Pourquoi ai-je autant l'impression qu'on a décrit mon métier ? 

Est-ce qu'on a tort de s'acharner à vouloir être reconnue prof, alors que des collègues continuent à nous demander si on fait les permanences d'été, et que les élèves ne comprennent pas tout le temps à quoi on sert ?
Tiens, est-ce qu'on aurait pu être "bibliothécaires scolaires", comme les "infirmières scolaires" ? Ils font de la formation dans les classes, eux-aussi. Quand les profs-docs étaient bib-doc, est-ce qu'ils étaient autant perdus face à leur légitimité qu'on ne l'est aujourd'hui ?

Bref, pour quelqu'un qui revendique l’appellation '"prof", je ne suis pas très claire...




 Rajout du vendredi 28 mars :

Coup sur coup, je découvre une autre vidéo "bref, je suis prof"
https://www.youtube.com/watch?v=A6qDGUqG_N4
à laquelle je n'arrive pas à m'identifier, ce qui ne fait que renforcer mes doutes,
et enfin, celle de Gribouilles de doc :
http://gribouillesdedoc.wordpress.com/2014/03/19/karaoke-je-suis-prof-doc-au-cdi/
qui me réconcilie avec moi-même : oui, je suis prof-doc, avec un pied dans le numérique, un autre dans les livres, et le corps au milieu des gamins, ce qui rééquilibre le tout, et ramène à la réalité... Merci Gribouille.

lundi 3 mars 2014

Un livre de cuisine collectif en 6e

J'ai terminé avant les vacances un travail avec les 6e, dont je suis assez contente, je dois l'avouer ;-))
Tableau
Périodique ? Cote ? Mais qu'est-ce ?

Il faut dire qu'avec les 6e, je passe par des périodes de découragement intense, quand je pose par exemple des questions piège comme : "entre ces deux documents, lequel est un livre et lequel est un magazine ?" qui suscite la stupeur générale. Alors qu'ils viennent de manipuler 4 logiciels en même temps les doigts dans les narines...

Qu'à cela ne tienne, je continue à essayer de leur faire passer les "bases antiques", même si j'ai changé la forme des activités (cf bocaux, horloge des activités). Et j'essaie de garder le sourire quand les 4e me demandent où est rangé tel roman de tel auteur, quand on me demande un peu impressionné où j'ai acheté tel livre, ou qu'on me supplie d'acheter "plus" de tel magazine. Ben non, un par mois, c'est le principe, tu te souviens, on en a parlé en 6e... Doesn't matter !

Couverture de livreDonc à côté d'activités ancestrales de manipulation de papier, de navigation réelle dans les rayonnages, et de lecture de vrais livres, je vais paradoxalement chaque année plus loin avec eux techniquement.

Cette année, c'est donc dès la 6e que j'aborde le document de collecte, les URL, la recherche dans un moteur et la mise en page (l'esthétique au service d'un contenu bien construit). Il faut dire que je n'ai plus les élèves à partir de la 4e. A leur grand étonnement, mais on ne peut pas être partout. Tous les ans je remets sur le tapis l'idée d'enlever des heures en 6e pour mettre une heure obligatoire en 4e, mais il faut avouer qu'en 6e, quand je sors le document de collecte, on me dit "oui, madame, très bien, madame, on collecte", alors qu'en 4e, ils me regardent d'un air de dire "elle est pas bien, la doc !".

Bref, suite à la semaine du goût, j'ai proposé à l'infirmière du collège de continuer à utiliser le thème des aliments pour faire créer un livre de cuisine aux élèves. Seuls les volontaires ont cuisiné à la maison pendant les vacances de Noël, les autres ont fait des exposés sur les aliments. J'ai expliqué le défi "cuisiner à la maison" après le travail sur les URL, la recherche et le début du document de collecte, ce qui fait que même les cuisiniers ont appris les bases.

Liste des notions abordées (évidemment distillées au compte-goutte, une ou deux par séance, au vidéo-projecteur en collectif, avant de les laisser aller aux ordi à partir de l'étape 4) :
- 1 : décryptage des URL. Je me suis appuyée sur quelques diapos réalisées par une collège, et j'avais préparé une diapo avec quelques URL "connues", celles des blogs du collège, de quelques e-sidoc locales (pour qu'ils repèrent le 28 dans l'adresse, et en tirent des conclusions). J'ai lancé des devinettes (sur quoi je clique pour trouver ceci ?), en utilisant mes galets de tirage au sort et le dé, pour que tout le monde risque d'être interrogé, et donc que tous suivent
- 2 : moteur de recherche, comprendre qu'il fonctionne en fonction des mots que l'on tape, donc si les résultats ne sont pas suffisants, on rajoute des mots, ou on en change. Exemple idéal de "avoine", qui fait tomber sur la ville d'Avoine, son club d'échecs... Je leur ai demandé de me dire à leur avis comment l'info arrivait "dans google", et après j'ai "raconté" ce qui se passe quand on tape un mot.
- 3  : les infos et illustrations trouvées : droit d'auteur, droit à l'image. C'est pas à nous, donc on rend à César, on cite ses sources. Pour les photos, si on le peut, on fait les photos nous-mêmes, et du coup on se protège de la copie, en faisant en sorte qu'on voit bien que c'est une photo personnelle (certains élèves ont mis un élément personnel, une référence à leur collège sur la photo)
- 4 : début du document de collecte pas mis en page dans Libre Office writer, qu'on nomme clairement "document de collecte"
- 5 : on imprime et on sélectionne : avec un crayon, on barre, on entoure
- 6 : on va sur Libre Office dessin pour faire la mise en page définitive, avec 2 ou 3 paragraphes, qui correspondent à 2 ou 3 infos importantes repérées (il faut leur montrer qu'on ne peut pas copier-coller directement d'un logiciel à l'autre, il faut ouvrir un cadre de texte, et faire édition/coller)
- 7 : on fignole le tout en faisant un beau titre et des sous-titres, en utilisant Dafont (technique déjà montrée aux élèves lors d'un exposé précédent, et déjà citée sur ce blog)
- 8 : et le leitmotiv : "on cite ses sources, on cite ses sources".

Et voici le travail terminé, avec photos, recettes et présentation des aliments. Bon appétit !


dimanche 2 mars 2014

Communiquer, le nerf de la guerre

Sur conseil d'une collègue, quand je fabrique avec les élèves un livre numérique, je ne me contente plus de l'envoyer par mel à mes collègues, en croisant les doigts pour qu'ils aillent un peu voir de l'autre côté du lien de qui s'y passe.
J'imprime désormais les documents en couleur, et je les expose en salle des profs dans un beau dossier plastifié.

Quelques collègues ont ainsi feuilleté les dernières réalisations, et m'ont dit que les élèves avaient bien travaillé. Une m'a même demandé si je pouvais faire la même chose avec ce qu'on venait de faire avec ses élèves.
C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup...

Merci, merci Samia, pour cette idée lumineuse, qui m'a permis d'avoir un peu de feed-back positif avant de partir en vacances...