vendredi 4 novembre 2016

Vive la physique et les profs de physique !

Mes deux profs de physique sont mes chouchous du moment.

PREMIER PROJET SCIENTIFIQUE  : une table au CDI avec une énigme.

Le premier est arrivé un jour avec une boite et une consigne. Mes "Z" lui ont créé une table spéciale Enigme scientifique. Et depuis, on a déjà vidé 5 fois l'urne des réponses !
Notre première énigme, une expérience amenée à devenir pérenne
Malheureusement, on n'a que des réponses démoralisantes, inspirées davantage par la magie que par la réflexion scientifique ! Le collègue les a toutes gardées, il m'a dit qu'il allait les coller sur un "mur de la désespérance pédagogique", tout en me disant de manière gourmande qu'il avait déjà une idée pour après... De mon côté, je vais choisir la pire (le choix va être cornélien !) pour exposer un exemple de ce qu'il ne faut PAS faire : ne pas déchirer un bout de feuille, penser à mettre son nom, faire une vraie phrase et ne pas se contenter d'un mot dans un coin de feuille...
A gagner ? Des fraises Tagada, en nombre différent selon la qualité de la réponse :
- bonne réponse : 1 fraise ou bien davantage selon la taille de l'équipe qui a réfléchi et la qualité de la réponse
- bien écrit, sur une vraie feuille et pas un bout de page déchirée : une fraise en plus !
- pas de nom : ben, pas de fraise, évidemment...
La recette du mois : des fraises pour donner la pêche !
Sincèrement, je ne m'attendais pas au succès gigantesque de l'énigme ! Les élèves ne se lassent pas de chercher, même après 15j de vacances. Ils sont revenus aussi acharnés à trouver la solution.
Cependant, devant la pauvreté extrême des démarches (et le souk autour de la table aux récrés) on a décidé d'une stratégie :
- on a prévu de rajouter progressivement des indices/aides. Aujourd’hui, on a mis : "Vu vos phrases, on préfère autant que vous fassiez un dessin !!"
- on a essayé de modeler les consignes de manière à les obliger à réfléchir vraiment, et pas à essayer de deviner
- on a créé un règlement (du genre pas plus de 3 élèves autour de la table, parce que cela devenait n’importe quoi)
Et on espère au fil des énigmes créer des habitudes de réflexion, de lecture de consignes, de collaboration entre eux (un paquet de tagadas, ça se partage !).


DEUXIEME PROJET SCIENTIFIQUE

Des exposés sur 2 ou 3h en 5e, avec des demi-groupes, pendant que l'autre demi-groupe fait une manip impossible à faire en classe entière.
Du coup, je vais réussir à passer le BA-ba de ce que je faisais l'an dernier en 5e. Une classe travaille sur des scientifiques (ils n'ont à leur disposition que des tableaux les représentant, pour les obliger à utiliser la recherche inversée d'images), et les 4 autres classes ont des questions de type "D'où vient la lune".
Explications sur ce nouvel article, plus détaillé.


1er enseignement tiré de ce projet en gestation :


Le collègue qui a 4 classes m'a fait une remarque étonnante : "Mais tu crois que l'administration va bien vouloir ?" "Ben pourquoi ils ne voudraient pas ?" "Parce que ça donne l'impression que je veux me débarrasser de mes élèves."
Et oui, est-ce qu'on s'est posé la question de savoir si nos collègues avaient des scrupules à ne pas prendre leurs classes entières et à nous faire travailler "à leur place" ? J'ai expliqué que c'était maintenant comme ça que c'était prévu, je dois intervenir sur leurs cours (je collabore, comme ils disent), et pendant ces activités, les élèves travaillent à la fois la matière du collègue, mais aussi les parcours, l'EMI en l’occurrence.
Rassuré, il a tout de suite rebondi, en précisant "et puis de toute façon, c'est pas comme s'ils ne faisaient rien, dans pronotes, je mettrai les compétences travaillées."
Il va nous falloir être très psychologues (en plus de "collaborateur d'EMI") pour que les collègues trouvent légitimes de nous laisser leurs élèves. Là où je pensais qu'il ne voulait pas trop perdre des heures de cours, il y avait en fait la peur de passer pour un "mauvais" prof, et de m'exploiter pour son confort.

Deuxième enseignement : 

Depuis la rentrée, j'ai entériné sans scrupules trois formules que j'avais évoquées sur ce blog, et qui sont vraiment pertinentes (bien plus que les heures CDI des temps anciens) :
- Le cours à la place d'un prof, en stage ou absent. L'heure de cours n'est pas annulée, elle change juste d'intervenant. Lundi, un des profs de physique est en stage. Je prend donc la classe entière pour commencer le projet, et mettre en place les apprentissages info-doc qu'ils devront utiliser lors des heures de recherches suivantes en demi-groupe (recherche image inversée, choix des "bons" sites dans google avec la question des types d'auteurs et de leur légitimité à parler de sujets scientifiques, beau titre avec dafont, capture d'écran). On pourrait imaginer que ces heures soient considérées comme des "heures d'enseignement", et donnent lieu à récupération. Mais ma position est de ne récupérer ces heures que si je dépasse 6h d'intervention de ce type, cf ce billet.
- Quand je n'arrive pas à trouver ce type d'heures, je crée en toute bonne conscience une heure d'étude obligatoire liée au projet, pour ne pas grignoter trop d'heures aux collègues. Par exemple si j'ai besoin de 3h pour la recherche doc, mais le collègue que de 2h pour la manip. C'est aussi une "heure d'enseignement", elle n'est pas facultative pour les élèves, ils en ont besoin pour la réalisation du projet et l'acquisition de compétences. Dans Pronotes, ma principale adjointe indique "EMI-CDI" en transformation de l’heure d'étude. On pourrait mettre "vie de classe" mais ce serait moins lisible, ou créer un cours "projet physique".
- Je crée à l'occasion des heures d'étude avec priorité à une classe. Ils ont une fiche de lecture à terminer, une recherche à faire ? J'accueille en priorité les élèves de cette classe, si c'est prévu avec le collègue qui a donné le travail, ou si je suis impliquée dans le projet (si ce sont les élèves qui me l'apprennent au hasard d'une rencontre sous le préau, comment dire... et bien ils vont voir à la vie scolaire si j'y suis....). Si des élèves profitent de leur priorité, je me consacre à eux, je ne vaque pas à mes autres occupations. S'ils préfèrent aller au foyer, en étude, ou partir chez eux, je ne vais pas les chercher. Je ne pourrai de toute façon pas encadrer toute la classe. Et ce ne sont pas des heures d'enseignement au sens propre, ce sont des recherches encadrées, des aides au travail personnel. Pour ce projet en physique, je prioriserai une heure d'étude pour ceux qui n'auront pas eu le temps de terminer sur les heures de physiques dédoublées.

C'est pas beau la vie ?
Bon week-end !

Ouf, ça va aller mieux !

lundi 24 octobre 2016

Soyons positive !

Bilan en blanc et noir, et conclusions.
Le verre est-il à moitié plein, ou à moitié vide ?

FATIGUE PHYSIQUE ET TEMPS LIBRE


J'ai moins mal au dos, je suis moins fatiguée, j'ai trié tous les placards à la maison, mon bureau est resté classé, j'ai lu tout un tas de livres rien que pour moi (des Agatha Christie à la chaîne, il faut faire une transition, quand-même !). Et je suis beaucoup plus disponible pour mes deux filles, notamment pour préparer la suite des études de ma grande. Et ça, c'est que du positif.

Comme notre ministre m'a rappelé que je n'ai pas à effectuer le suivi et l'évaluation des élèves de mes collègues, j'ai arrêté les conseils de classe, l’évaluation, j'ai remisé les photocopies sur le socle, je ne remplis plus le cahier de texte. Et ça c'est que du positif pour mon temps libre...

OCCUPATION DU TEMPS DE PRESENCE


Le CDI a été ouvert quasiment toutes les heures, au grand bonheur des élèves qui n'ont pas trop envie d'être en étude. Pour les élèves, c'est que du positif, ils sont ravis. Par contre, je ne sais pas comment interpréter : "Madame, vous faites que des études cette année, c'est tranquille pour vous !" Est-ce qu'ils comprennent que ce qui est du temps libre pour eux est pour moi un travail ? Pas sûr, d'autant que j'ai l'air aussi ravie qu'eux...

Comme j'ai un grand pied dans la vie scolaire, étant présente toutes les heures sous le préau pour accueillir les élèves de l'étude, je vois de plus près le fonctionnement du CCC, et je vois bien qu'on n'est pas du tout dans la même logique. Les surveillants sont contents quand il n'y a pas trop de bruit en étude, même si les élèves ne font rien. Ils sont satisfaits quand ils restent calmes en étude de groupe, même s'ils ont fait semblant d'en avoir besoin. C'est pour moi tout à fait inacceptable, insuffisant, et anti-pédagogique. Je vois mieux cette année les différences de point de vue : je veux que les élèves soient curieux, actifs et apprennent des choses, les surveillants veulent qu'ils se fassent oublier, et le CPE essaie de gérer son équipe et court partout. Tous les surveillants font de tout, alors que je suis persuadée qu'on aurait intérêt à avoir des surveillants spécialisés en étude de groupe, ou au foyer...  Quand je le propose, on me répond que 2h d'étude de groupe, c'est le maxi pour un seul homme, c'est hyper plus fatiguant qu'une étude classique. Merci, je le sais bien, j'en fais 30 par semaine... (Hou là, tout ça en gras, ce serait le point noir de l'année ?? A réfléchir, et je verrai si je retire mes billes du CCC si ça n'avance pas.)

J'ai passé mon début d'année sur pronotes, à chercher les heures d'absence des collègues. J'ai réussi à glaner des heures en 6e pour leur montrer le plus vite possible tout ce qu'il y a à leur montrer. Je n'ai donc pas plus de retard que l'an dernier. Mais cela m'a convaincu qu'une heure quinzaine au début de l'année avec les 6e, comme c'était prévu au départ, ce serait tout à fait insuffisant. Et m'a convaincu aussi de l’intérêt d'une vraie organisation, et pas de la débrouille. Entendre leurs "On est obligés ? Pourquoi on peut pas aller au foyer ?" ne met pas en joie...

Les 4e-3e sont beaucoup sollicités par les collègues pour utiliser des outils numériques. J'ai pu observer qu'ils s'en servent plutôt bien (le signe, c'est si je suis agacée ou pas en les observant quand ils sont sur ordi...). J'ose penser qu'ils ont comme bagage les séances EMI-CDI des deux dernières années. J'ai eu le nez fin en utilisant padlet avec toutes les 4e l'an dernier, il a été tellement montré en formation que tous les collègues le font maintenant utiliser.
Donc cette année, la disparition des heures de formation info-doc ne va pas trop se faire sentir. Quid à l'avenir ?

J'ai fait mon premier acte de résistance. Quand les 6e sont arrivés avec des travaux informatiques à faire sur leurs heures d'étude, j'ai dit non aux élèves (stupeur et consternation), et j'ai envoyé un email aux collègues pour expliquer que je n'avais pas encore eu le temps de voir le règlement des ordinateurs avec les classes, que les élèves n'avaient pas encore intégré les règles de vie du CDI, et qu'il n'était pas question de les mettre sur les ordi sur leurs heures d'étude en autonomie, et ce avant un sacré bout de temps. Si ils voulaient que les élèves aillent sur les ordi, il fallait les emmener avec eux en salle info. (J'ai hésité à mettre ce paragraphe en "gras-verre à moitié vide", mais en fait, j'avoue que ça m'a fait assez plaisir, ce petit email...).

PEDAGOGIE


Côté pédagogie, j'ai en projet un travail en 5e en sciences physiques (2 ou 3h, selon le prof, en demi-groupes) pour placer quelques techniques de traitement de texte et traitement d'image. Il n'y a pas d'heures de groupe en 5e, et cela leur permettra de faire de leur côté des manipulations impossibles en classe entière. Rien d'autre pour l'instant. Rien du côté de l'AP, des EPI, aucune sollicitation. Mais on est au début de l'année seulement, ça va venir ! Comment je ferai pour faire passer auprès des collègues qui courent déjà après les heures que les élèves doivent apprendre un chouïa avant de faire, je ne sais pas encore...

Du côté de la Segpa, autant de projets que l'an dernier, les élèves comme les profs sont demandeurs. Ils sont contents, et me le disent. Leur soutien est indispensable pour mon moral.



CONCLUSIONS

Année de rodage, avec des moments parfois difficiles à vivre, à accepter, des moments de doute. Notamment parce que les emplois du temps sont faits pour éviter les élèves en étude (si les heures étaient harmonisées sur la semaine, on aurait 5 classes en étude chaque heure, ce serait ingérable), et que je vois à longueur de semaines les mêmes élèves : les demi-pensionnaires qui prennent le bus pour retourner à la campagne, et que leurs parents n'autorisent pas à aller faire des virées en ville en attendant leur bus. Pas vraiment mon idée de la mixité sociale au CDI.

J'ai des idées pour l'an prochain, cependant. Je ne veux pas abandonner les côtés positifs : ma fatigue (convenons que j'en faisais trop, et que je n'ai plus 20 ans ! Il faut que je trouve un rythme tenable les 20 prochaines années), et l'ouverture du CDI aux élèves qui ont des vrais travaux documentaires, numériques à faire, et qui sont quand même mieux avec moi qu'avec les surveillants, même s'il y a des ordi dans les salles d'étude...
2016, idéal pour recharger ses batteries
Un CDI ouvert, soit, mais un CDI dont ils savent se servir ! Donc il faut que je trouve le moyen de concentrer les acquis méthodo de base sur quelques projets à pérenniser et pas aléatoires. Il faut aussi qu'on s'assure que les études soient accueillantes et bien foutues (pour éviter tous les effets pervers et indirects sur le CDI et mon fonctionnement, cf mes billets sur le CCC).
J'ai pris des idées chez Lilian (qui a expérimenté des heures quinzaine "projet CCC" sur tous les niveaux, avec priorité d'accès aux salles spécialisés, qui me semblent un bon point de départ à la conciliation) et chez Sandra (dont les idées et l'optimiste sans faille me font du bien). Je suis en train de finaliser une idée d'organisation à proposer pour l'an prochain, pour améliorer la prise en charge du travail personnel (de plus en plus numérique, donc je me sens concernée, tant les voir faire des bêtises sur ordi me hérisse le poil !). Je vais prendre quelques jours de vidage de cerveau, avant d'essayer de formaliser ici ces pistes.

Bonnes vacances à tous ! Trouvons le meilleur équilibre, pour nous et nos élèves. Et mettons (toutes) nos espérances dans la formation EMI future de nos collègues... Mais si, elle va venir...
Logo du nouveau MOOC EMI
Euh, pourquoi une île déserte ???

vendredi 21 octobre 2016

Un fauteuil pour la presse écrite (en attendant la tablette avec le wifi. Ou pas...)

Suite de mon billet sur la place des chaises (http://clairementdoc.blogspot.fr/2016/06/la-pedagogie-passe-aussi-par-la-place.html)

J'ai chargé mes Z de m'aider à trouver une autre disposition, et on a enfin trouvé la solution pour mettre le fauteuil à côté des magazines d'actualité.
ça n'a pas traîné, le fauteuil a été occupé toute l'après-midi, façon "je m'assois, je tend le bras, je lis".

Je vais prendre un abonnement à Mon quotidien, plus facile que l'Actu. J'ai testé les deux sur quelques semaines, et j'ai vu que même les 4e-3e vont vers le plus simple. C'est mieux que rien.
(J'ai dû attendre la 2e demi-heure pour faire la photo. Quand j'ai dit "vous pouvez prendre un jeu", l'élève s'est enfin levé du fauteuil, et j'ai pu prendre la photo. En arrière plan, l'awalé sauveur des fins d'heures.)
Photo prise au CDI

vendredi 14 octobre 2016

Un classeur manga

Cela fait très longtemps que je me dis qu'il faudrait un classeur pour présenter les séries de mangas. Elles sont dans des placards, et évidemment dans esidoc, mais un classeur, c'est davantage consulté.
Je procrastinais la création de fiches de présentation, fastidieuses à faire. Et les faire faire aux élèves, j'ai déjà essayé... 
Bref, je crois que je tiens la solution : j'en fais une toutes les semaines !
Cette semaine, j'ai choisi une série à faire découvrir, et hop, en deux copier-coller de Manga news, j'ai créé la fiche. La semaine prochaine, ce sera la première du classeur, et en fin d'année, il y aura plein de fiches dans le classeur.

Photo prise au CDI

jeudi 6 octobre 2016

Qu'est-ce que je pourrais bien publier cette semaine ?

J'ai un peu de mal à trouver des sujets à raconter. Voyons un peu ce que j'ai fait cette semaine...

Lundi, j'ai lu les 3 petits cochons à des 6e segpa volontaires, sur leur heure d'étude. La moitié de la classe seulement est venue.
Couverture de livre
Mardi, j'ai appris à jouer à l'awale à des élèves de 6e volontaires (1/3 seulement de la classe est venue sur l'heure d'absence du professeur). J'ai aussi prêté des enceintes à une collègue qui se balade de salle en salle.

Mercredi, j'ai aidé un élève de 3e à exporter un fichier son à partir d'audacity. Il publiait sur le padlet directement son fichier de travail audacity. Il n'avait pas appris à l'exporter au format son, c'est ballot ! J'ai regardé leur emploi du temps pour voir si je pouvais prendre la classe pour leur montrer à tous, et je me suis finalement dit, de la zut, le collègue n'a qu'à leur montrer.

Tous les jours, j'ai guetté sur pronotes si les 6e avaient des profs absents, pour pouvoir les prendre en plus, et leur montrer deux-trois choses. Il y a une classe que je n'ai encore vue que deux fois.
J'ai envoyé un email aux collègues pour leur expliquer qu'ils ne peuvent pas demander aux 6e de venir terminer des travaux informatiques, puisque je n'ai pas encore expliqué le règlement des ordinateurs, et qu'au rythme où je vais, ils peuvent attendre Noël...

J'ai appris qu'il ne faut pas faire utiliser les smartphones des élèves, ils peuvent porter plainte s'ils tombent malades à cause des ondes (STP, Thibaut, surtout ne dis pas à tes parents que tu as enregistré le fichier audio pour l'anglais avec ton téléphone, parce que le micro du CDI ne marchait pas !). Mais j'ai aussi appris qu'on pouvait utiliser lirel'actu.fr pour faire lire l'actu gratuitement aux élèves grâce au wifi de l'établissement. Allez comprendre... De toute façon, il vaudra mieux qu'ils regardent les 3 magazines d’actualité qu'on a au CDI, parce qu'on n'a pas la wifi...  (arghh, je ne peux plus râler... Ce matin, je viens de lire que les adresses IP sont reconnues automatiquement, et ça fonctionne effectivement à partir du CDI. Sciences et Avenir ou les Echos auront peut-être plus de succès que moi avec mes 3 petits cochons... )

(Ah oui, hier, un élève m'a vu arriver dans la cour, et je l'ai entendu dire "c'est la dame du CDI". C'est allé plus vite que je ne le craignais !)
Qui a peur du grand méchant Loup ? (dessin de Daz)

vendredi 30 septembre 2016

Gestion des séries longues

Par manque de place, les suites de séries (romans, manga, BD) sont rangées soit dans des placards au CDI (jusqu'au tome 4), soit en réserve. Tout est indiqué dans esidoc. Il me manquait une organisation pour que les élèves puissent me les demander.
C'est chose faite, depuis que j'ai acheté à 1 Euros un bloc-calendrier 2016. J'ai enlevé les pages du début de l'année, passé un lien dans le trou, et mis au bout de mon bureau.
Et ça marche, les élèves regardent davantage dans esidoc, et s'organisent pour me demander la suite à l'avance.


Photo prise au CDI

vendredi 23 septembre 2016

Google m'en veut !

Voilà ce qui arrive quand on fait la promotion des autres moteurs de recherche aux élèves, mais qu'on utilise soi-même google...

Je cherchais des idées d'émissions littéraires faites dans des CDI, et j'étais en train d'essayer plein de mots clés différents, quand...

Capture d'écran google

mercredi 14 septembre 2016

Le 2e effet réforme !

Depuis la rentrée : 9h de cours (enfin, de présentation du CDI), 48h d'étude et 6 midis.
Et voilà le résultat : un bureau rangé ! Mes filles me soupçonnent d’avoir eu recours à Photoshop...

Photo prise au CDI

dimanche 10 juillet 2016

Veux-tu monter dans mon tableau ? Ton tableau, il est pas beau. Veux-tu monter dans mon tableau, l'est pas bien beau, mais il fait le boulot !


Fabulettes
Mais non, on ne nous mène pas en bateau !
Et bien nous y voilà ! Après discussions avec tout le monde, je pense être à peu près OK pour la rentrée. Certains projets sont déjà calés, d’autres seront à voir à la rentrée (on n'a pas tous les collègues encore, ou alors je n'ai pas osé être trop insistante avec certains).

J'ai essayé de planifier mes interventions sur un tableau à l'année, avec une colonne par semaine, pour voir ce que ça pourrait donner, et ne pas me retrouver avec tout le monde en même temps. Cela se révèle impossible à faire, je vais juste croiser les doigts pour que ça colle à peu près bien, et le cas échéant, demander un ajustement de calendrier si je suis surbookée (ah ah ah...). Je vais surtout remplir ce calendrier au fur et à mesure, pour être capable de faire un bilan en fin d'année, et éventuellement des réajustements pour l'année suivante : modif de calendrier, ou "on avait dit qu'on ferait ça, on ne l'a pas fait, attention pour l'an prochain à tenir nos engagements !".
Cassandre
ça y est, je rejoue la Cassandre, il va falloir que j'apprenne à être davantage optimiste...

J'ai dû sacrifier des choses, mais à la guerre comme à la guerre !

J'utilise plusieurs des options que j'avais déjà présentées : l'heure de vie de classe (quand le PP ne les prend pas, avec l'heure inscrite à l'année toutes les semaines), la co-intervention sur heure de cours des collègues, l'intervention seule avec des demi-groupes (ou la classe entière en cas d'absence du collègue) sur les heures de cours des collègues, et les heures d'études réservées (mais non obligatoires) pour avancer un projet.

Voici le padlet que j'ai créé pour les collègues, et mis dans esidoc, avec le tableau EMI (programmes dépouillés), la liste des projets de base prévus, mon tableau de programmation sur l'année, et les documents d'accompagnement avec notamment les notions info-doc nécessaires pour chaque projet.

Soyons tout à fait clair : ça va être génial, mais tout à fait infernal à gérer...
J'ai donc intérêt à relire mes documents 5S (cf message sur ce blog) pour ne pas devenir chèvre.
Tiens, à propos, voici mon bureau, dont le classement avait bien avancé en fin d'année :
Photo prise au CDI
Mais si, c'est classé ! Là, derrière, les deux boites "fiches à remettre" et "fiches introuvables" !

Bonnes vacances à tous, ressourcez-vous, et RDV à la rentrée pour de nouvelles aventures épiques.
J'ai une pensée toute particulière pour les collègues qui ont parlé de leurs soucis sur les listes de diffusion. Je suis atterrée par certaines situations et l’attitude de certains collègues et hiérarchies. Je n'en savoure que davantage la chance que j'ai de travailler dans mon collège. Et je relativise les états d'âmes que j'ai eu. Restons légers et relativisons aussi notre rôle auprès des élèves : si on arrive à leur donner le sourire, des espaces de liberté, à leur proposer des activités qui les sort des tablettes, des livres qui leur mettent des étoiles dans les yeux, si on leur raconte des belles histoires, qu'on leur donne des kleenex en cas de chagrin et des chokobons en cas de coup de pompe, on aura fait une partie du job. EMI, Epanouissement, Médiation, Inventivité...